| Présentation de l’Académie Wu Wei
La W.W.A (Wu Wei Académie) existe depuis le 25 Novembre 1996, c'est une association loi 1901. Son but: proposer à tous ceux qui aiment les arts martiaux de pouvoir pratiquer l'Arnis Koredas Obra Mano Eskrima et le Lee Jun Fan/Jeet Kune Do. Des démonstrations et des stages sont organisés tout au long de l'année afin de promouvoir, de mieux faire connaître nos disciplines et surtout de former une cohésion à travers les membres, un esprit de groupe, et de permettre à nos licenciés d'évoluer avec d'autres individus, d'échanger des idées et d'apprendre avec des instructeurs professionnels confirmés et reconnus internationalement.
Présentation de l’Arnis Koredas Obra Mano Eskrima
Les origines de l’Arnis Koredas
L’Arnis Koredas Obra Mano. a été mis au point par Maître Andres Gumban, originaire de l’île de Cebu. Il est à l’origine de ce « style » constitué de pas moins d’une trentaine de formes différentes. Feu maître Gumban (son décès est estimé à l’âge de 98 ans, une approximation due à une reconnaissance tardive du fait qu’il soit né dans les montagnes) a créé ce style avec la contribution et la complicité d’autres maîtres de la région de Cebu. Mactan est une île reliée à celle de Cebu. Sur une de ses places, on peut découvrir la statue du grand guerrier et pirate Lapu-Lapu, connu aussi sous le nom de Cilapu-Lapu. Héros national, celui-ci est devenu un symbole pour les Philippins car il avait, au XVI ème siècle, mis fin à l’abordage du célèbre Magellan qui fût décapité sur les plages de Mactan.
La fréquentation des différentes familles et écoles d’arts martiaux comme les Canete, Cacoye… Ont été la résultante d’une épuration, ceci pour garder le meilleur de chaque style et d’en créer un qui n’avait jamais été dévoilé jusqu’à ce jour. C’est la rencontre avec Oliver BERSABAL, disciple direct de maître Gomban, qui a tout changé.
Une rencontre inespérée, à l’origine de nombreuses remises en question car la découverte de ce système de combat a redonné le sens originel à l’Arnis. Une renaissance, car cela n’avait rien à voir avec les principes académisés et transformés que nous avions pu étidier. En quelques mots, on peut définir cela comme une résurrection dans toute sa splendeur avec une richesse, une simplicité, une approche et des valeurs qui sont restées intactes et fidèles à l’Arnis originel.
La rencontre avec Maître Oliver Bersabal a redonné vie à ce que nous recherchions.
Définition et notes explicatives
L’Arnis Koredas Obra Mano est tout simplement un nom désigné pour mieux référencer cet art martial transmis culturellement de familles en familles, comme beaucoup d’autres styles.
Arnis est dérivé du mot espagnol "Arnes" signifiant "Armure défensive". Koredas, désignant "mélanger". Obra, le "travail" et Mano, la "main".
Dans l'Arnis Koredas le bâton utilisé a une longueur entre 50 et 53cm, alors que de manière générale dans la plupart des styles le bâton mesure 70 cm.
Le travail étant axé sur un travail court et destructeur : Serada (courte distance), le choix du bâton court a été choisi pour le côté pratique. En effet, ce qui prédomine dans cette forme est l’aptitude à s’adapter dans l’instant. Une notion plutôt inexistante dans les formes d’Arnis ou de Kali dîtes « classiques » où le type de travail est souvent conditionné et académisé. Le but essentiel dans la pratique de l’Arnis est de pouvoir s’enrichir à travers les différentes formes : Doce Pares, Illustrissimo…Là où le problème se pose c’est d’éveiller son esprit à des postures, à des déflections très inhabituelles afin de mieux engager les contres pour être efficace face à un adversaire. Pour ce faire, le travail doit toujours nécessiter une présence d’esprit car il faut vivre chaque exercice, chaque technique, tout en étant à l’écoute de l’adversaire. C’est un exercice où l’esprit et le corps ne font qu’un : Pas de dissociation, rien ne doit laisser paraître, tout est dans l’imprévisibilité. Le moindre contact doit donner une sensation, une expression, une créativité, l’essence même de la tension émotionnelle que l’on peut ressentir dans l’instant. Rien n’est laissé au hasard et chaque faille doit être une opportunité pour vaincre son adversaire par un déséquilibre, une percussion, un contrôle, une frappe… Rien n’est fixe et déterminé.æ rien de plus car le mot d’ordre est l’éveil de l’instinct et le développement du travail en fonction de l’évènement, des qualités techniques, de la dextérité de chacun et de chacune.
En résumé, ces différentes notions exigent des qualités kinesthésiques et de la précision pour aborder les éléments clés. Tout doit être coordonné, décortiqué, analysé et épuré au maximum.
Au fil du temps, les sensations s'éveillent, l'esprit s'aiguise, et les gestes deviennent instinctifs.
L'émergence de l'instinct résulte de 3 éléments : pratique, fluidité et liberté. Les différents niveaux d'apprentissage et d'acquisition de connaissances s'opèrent en fonction de différents types de pratique :
- SOLO OLISI (le travail du bâton simple),
- DOBLE OLISI (le travail du bâton double),
- KOTSILIO DEPENSA (le travail du couteau de défense),
- MANO-MANO (le travail à mains nues Panatukan- Sikaran),
- LAYOG DUMOG (le travail de la lutte philippine) et enfin le travail de percussion qui engendrent ces différents éléments.
Les principes généraux de l’Arnis
Il n'y a pas de formes fixes. La forme basique est libre, fondée sur les réflexes, la souplesse, la fluidité, la rapidité, la précision et l'intuition.
L'Arnis est avant tout une méthode de self-défense qui vise à utiliser tous les points faibles de l'adversaire: les points vitaux, articulations, nerfs, tendons muscles, yeux, parties génitales, ...
Les grands principes de connaissances et niveaux d’apprentissage s’opèrent en fonction de différents types de pratiques. Les sections de travail en règle générale sont :
- SOLO OLISI (le travail du bâton simple)
- DOBLE OLISI (le travail du double bâton)
- MANO - MANO (le travail à mains nues comprenant : le Panantukan, la boxe Philippine
- et le Sikaran ou Panadiakan, partie concernant les techniques de pieds)
- KOTSILIO DEPENSA (le travail du couteau de défense)
- LAYOG DUMOG (le travail de la lutte philippine)
Armes :
- Double bâton (Double Olisi)
- Bâton simple (Solo Olisi)
- Bâton moyen et bâton long
- Epée et dague - bâton et couteau (Olisi-Baraw)
- Dague – couteau (Baraw-Kamot)
- Double couteaux (Baraw-Baraw)
- Armes flexibles
Mains nues :
- Dumog : le corps à corps et les leviers articulaires
- Hubud Lubud ou chaîne de mains : la sensibilité dans la courte distance
- Panantukan : la boxe philippine
- Sikaran : l'art de donner des coups de pied
- Mains nues contre couteau ou bâton
L’Arnis Koredas Obra Mano
Mis à part les principes généraux cités ci-dessus, il faut souligner que les différences propres et les particularités avec les autres styles sont :
- Le travail du bâton court (moins de 60 cm)
- Le travail de la main libre (main arrière) qui reste toujours en couverture. C’est une arme à part entière, c‘est comme si on avait en permanence dans celle-ci un bâton, un couteau ou autre. Elle doit être à l’affût et gêner son adversaire.
Elle contribue à la protection du bâton et ainsi pénétrer son adversaire pour placer sa technique de frappe, son contrôle. La main doit être indissociable de la main porteuse du bâton, ou du couteau.
- Le déplacement dans l’espace doit s’opérer avec des directions opposées et des rotations du buste. Cela entraîne une meilleure préhension sur son adversaire tout en le perturbant. Jamais son adversaire doit se fondre en soi et déterminer le travail qu’il souhaite effectuer. On doit être dans la subtilité totale.
- La gestuelle du corps doit être élastique et en même temps dur (Yin et Yang) L’enracinement des pieds au sol avec un centre d’inertie assez bas. Le corps doit agir en extension et se repositionner tout de suite.
- La percussion est la grande particularité de l’Arnis Koredas Obra Mano. Il n’y a pas réellement de blocages dans les techniques mais plutôt des contrôles, des contrôles frappes, des déflections avec mouvement en rotation et non en ligne. Ces mouvements doivent couvrir et protéger son corps en permanence. Une spécialité du Serada (fermeture) intégrée et indispensable dans l’Arnis Koredas Obra Mano.
- Enfin, le travail en énergie ayant pour but de décupler sa puissance. C’est un travail de longue halène au vu de la richesse technique qu’on doit auparavant acquérir.
Niveaux :
Il y a 5 niveaux de base principaux et sous niveaux à partir du Purong marron, bleu et rouge.
Niveaux de base :
1 : Purong vert /// 2 : Purong jaune /// 3 : Purong marron /// Moniteur 4 : Purong bleu /// Moniteur- Moniteur avancé /// 5 : Purong rouge /// instructeur
Note : / signifie 1 bâton, // : 2 bâtons et /// : 3 bâtons
Purong : (Bandeau qu’on met autour de la tête, typique et originaire des pirates)
Chaque couleur définit le niveau de travail et chaque bâton le degré technique et d’adaptation.
Niveaux supérieurs : Purong Instructeur chef (Guro Punong TAGABALAK)
Morgan Mistral |